Au Québec, les tests génétiques guidant le traitement du cancer du sein métastatique reposent exclusivement sur l’analyse de tissus pathologiques. Cette approche comporte toutefois des limites : le tissu peut être insuffisant, de mauvaise qualité ou indisponible, empêchant l’obtention de résultats essentiels à la prise en charge.
La biopsie liquide, réalisée à partir d’un simple prélèvement sanguin, constitue une option non invasive prometteuse. Elle permet de détecter des altérations génétiques grâce à l’ADN tumoral circulant, sans nécessiter une nouvelle biopsie. Au Québec, cette technologie est actuellement utilisée seulement pour le cancer du poumon. Constatant les bénéfices potentiels chez les patientes dont les analyses tissulaires ont échoué – les privant d’informations déterminantes pour orienter leur traitement – nous avons lancé, le 1er juin 2025, au CHU de Québec – Université Laval, un projet pilote visant à offrir la biopsie liquide aux patientes atteintes d’un cancer du sein avancé ou métastatique.
Ce projet du CHU de Québec – Université Laval, réalisé en partenariat avec l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), permet d’analyser la génétique des cellules tumorales détachées de la tumeur qui circulent dans le sang. À ce jour, notre centre est le seul au Québec à proposer la biopsie liquide dans les cas de cancers du sein en pratique clinique, et l’un des rares au Canada à offrir ce service hors protocole de recherche.
Chaque mois, des patientes dont la maladie progresse accèdent ainsi à une information génétique autrement non disponible. Cette innovation ouvre la voie à de nouveaux traitements, améliore la qualité de vie, et permet de ralentir l’évolution de la maladie.
Personne responsable :
Claudie Paquet, Ph. D., spécialiste clinique en biologie médicale, Pathologie
Autres personnes participantes :
Isabelle Brochu, technicienne de laboratoire
Sophie Pelletier, technicienne de laboratoire
Annicq Blais, technicienne de laboratoire
Annick Michaud, spécialiste en sciences biologiques
Chantale Tremblay, technicienne de laboratoire
Marie-Pier Mercier, technicienne de laboratoire